Histoires


La marche contre les compagnies pétrolières

La marche contre les compagnies pétrolières

Portraits de femmes sud-équatoriennes qui entamèrent en 2013 une marche pour dénoncer les dommages irrémédiables causés par une compagnie pétrolière et défendre leur droit à la vie et les droits naturels de la Terre Mère.
Cette marche se répète chaque fois que les communautés locales observent une atteinte aux droits mais aussi à la santé d’un membre de leur communauté ou à toute espèce vivante, ils dénoncent aussi l’écocide provoqué par l’existence et l’exercice de ces compagnies, dont les conséquences sont multiples : empoisonnement des eaux, maladies et/ou mort des espèces vivantes, destruction de la forêt, déplacement des populations, destruction des maisons, rasage des cimetières…)

Les peuples Sápara, Huaorani, Kichwa et Sarayaku luttent depuis des décennies dans le pays pour que les compagnies pétrolières soient évincées et jugées.

Dans les années 90, la compagnie étasunienne Chevron a dévasté la forêt amazonienne provoquant en quelques années la disparition de 2 communautés indigènes locales. La compagnie a été condamnée à verser 18 milliards de dollars pour pollution de l’Amazonie.
Rafael Correa, président depuis 2007, s’était fait le défenseur de la Terre Mère et des droits des peuples indigènes en inscrivant dans la constitution la reconnaissance des droits des communautés indigènes (désormais état plurinational) mais aussi des droits de la Nature,  mais en 2013 face à l’échec de son projet de protection environnemental interdisant l’exploitation des sols  dans le parc Yasuni, il y autorise l’exploitation pétrolière d’une compagnie chinoise «Andine Petroleum».

Il ne resterait plus que 400 membres environ de la communauté indienne en Equateur.

Angela Magnatta


Le publisexisme

Le publisexisme

Comment ne pas réagir face à ces images plus dégradantes les unes que les autres, la femme y est représentée comme une servante sexuelle, un objet de profit commercial, un terrain conquis par l’homme et dont il dispose à sa guise.
Certaines sont directement un appel à considérer le  viol (pour l’image 1: viol collectif) comme une banalité ou une normalité des rapports hommes femmes. Ces images normalisent la dépossession des femmes de leur corps, et appuient le fait que les hommes s’en servent comme un objet permettant l’assouvissement de ses besoins/fantaisies sexuelles et de son besoin général de domination.
L’image 1 a fait l’objet d’une plainte désignant cette publicité comme « une apologie de la violence envers les femmes », les 2 stylistes de la marque, sous pression médiatique et sous la menace d’un boycott mondial ont cédé et retiré la publicité des médias en Espagne et en Italie. Toutefois pour eux, après cette polémique mondiale… rien ne cloche !!

Le sexe au service du marketing…

La femme qui astique le sol de sa maison (2) ou qui coupe les tomates (3), les jambes écartées, ne peut pas mieux illustrer sa totale servilité. L’image 7 inverse les rôles, et est tout aussi dégradante, des hommes nus les yeux bandés, sont à la merci de femmes habillées et munies de cravache… le sexe et ses différentes pratiques deviennent non seulement un moyen de vendre mais aussi quelque chose de «branché»… influençant ou nourrissant le regard d’adultes et surtout de jeunes personnes. Le publisexisme envahit depuis toujours notre espace visuel collectif mais aussi notre imaginaire influençant ou confortant au quotidien nos comportements. Nos yeux y sont tellement habitués (pin-ups de l’image 8) que pour certaines personnes ces images ne peuvent pas ou plus être considérées comme choquantes.

Angela Magnatta


DESSINS & LITHOS

DESSINS & LITHOS

Quand le portrait raconte une histoire…


MOVE

MOVE

Aujourd’hui, je veux rappeler un triste moment de l’histoire des USA… pour rendre hommage aux victimes de la violence d’Etat et lancer un message de soutien à toutes les organisations/communautés pratiquant l’autogestion et l’autosuffisance.

Il y a tout juste 31 ans, à Philadelphie, les maisons habitées par les membres de l’organisation MOVE furent bombardées par la police, faisant 11 victimes dont 5 enfants.

 


Mé 67 ! Guadeloupe un massacre oublié

Mé 67 ! Guadeloupe un massacre oublié

Le 24 mai à Pointe-à-Pitre, les ouvriers du bâtiment se mettent en grève, réclamant le aiment des heures supplémentaires et des conditions de travail décentes.

Brizard, président des entrepreneurs du bâtiement déclare : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront bien le travail. »

Le matin du 26 mai, les forces de l’ordre lancent grenades lacrymogènes et chargent la foule à coup de matraques et à coups de crosses . Plusieurs  manifestants se défendent en lançant des pierres et conques de lambi (coquillages). Très vite, sur ordre du préfet Bolotte, les CRS appuyés par l’armée ouvrent le feu dans l’après-midi sur la foule.  3 guadeloupéens sont sauvagement abattus, dont Jacques Nestor un dirigeant syndical et militant du GONG.  L’annonce de ces exécutions sommaires déclenchent la colère des manifestants et un mouvement de résistance populaire s’organise, les bâtiments représentatifs du pouvoir sont attaqués.

Dès lors, les forces l’orde ont comme consigne de « nettoyer la ville ». La répression se transforme en une véritable boucherie. La gendarmerie et les CRS tirent à la mitrailleuse sur la foule.

87 morts sont officiellement reconnus (en 1985 seulement) mais certains parlent de près de 200 morts.

Le 30 mai, face à cette horreur, le patronat accordera une augmentation de 25 % des salaires aux ouvriers qui n’en demandaient que 2 %.

S’ensuivra une persécution judiciaire contre les « agitateurs et instigateurs » : arrestation d’une centaine de Guadeloupéens et condamnation  d’une dizaine d’entre eux. C’est la justice à l’envers !

Les responsables de ce massacre n’ont jamais été inquiétés. De nombreuses organisations demandent justice et réparation.

Angela Magnatta

 


La Storia del Sud // 1871

La Storia del Sud // 1871

Bientôt… » la fabuleuse histoire » d’un des  plus grands pillards et imposteur de l’Histoire de l’Italie : Giuseppe Garibaldi

 


Aujourd’hui 8 mars

Aujourd’hui 8 mars

Le rire est une femme, l’espoir est une femme, l’amour est une femme, le courage est une femme… ben oui aujourd’hui…le féminin l’emporte ! Bonne fête à toutes les femmes! Une pensée particulière aux femmes kurdes, aux migrantes et réfugiées, aux femmes nigérianes en lutte.


Image du jour

Image du jour


Omaggio a Peppino Impastato

Omaggio a Peppino Impastato

« La mafia è una montagna di merda! »