2016


Sorcières

Sorcières

Pour la plupart nous avons toutes et tous appris que de nombreuses femmes furent envoyées au bûcher durant la grande inquisition. Mais il est utile de remonter le temps et d’exposer plus largement ce que représentait l’idée de sorcellerie ou sorcière.

Pour cela il est important de comprendre le contexte social de l’époque qui verra naître en quelques decennies, des milliers de sorcières.
Le féodalisme, va instaurer une nouvelle forme d’esclavage que l’on nommera le servage.De nombreuses rébellions d’esclaves dans l’Antiquité vont naître et vont fortement ébranler le système esclavagiste romain, c’est pourquoi les riches propriétaires/seigneurs/patriciens craignant de voir leur pouvoir décroître vont instaurer un nouveau rapport de classes et un nouveau système visant à asservir des paysans libres et ruinés… L’ensemble de la population voit dans une certaine mesure sa condition de vie «s’adoucir» (abolition de l’ergastolo, fin du travail enchainé, diminution des châtiments). Ce qui reste inchangé, c’est que ces travailleurs et paysans restent toujours la propriété d’un maître. La nouveauté de ce système c’est qu’il permet l’accession au propre moyen de production. Au fils du temps, leur situation va s’ameliorer, les paysans/nes réclamant de plus en plus de temps à accorder pour leur récolte personnelle, vont aussi négocier leurs conditions de travail. Ils/elles auront accès aux prairies, forêts, pâturages, lacs, forêts pour s’approvisionner en bois, poissons, mener en pâtures leurs bêtes… Ceci va favoriser la vie communautaire et l’union des forces lorsque ce sera necessaire.

La fin du 14ès, verra naître des révoltes éndémiques, massives et armées contre les propriétaires fonciers. Ce qui mettra souvent le feu aux poudres, c’est la création et la hausse arbitraire d’une multitude de taxes (allant de la non-déclaration de sa servitude, jusqu’aux taxes versées au seigneur pour avoir accès au moulin, au four… en passant par la dîme). Après la peste noire qui tua près d’un tiers de la population en Europe, la situation s’améliore pour l’ensemble du peuple qui exige des salaires plus élevés et l’amélioration des conditions de travail. La main d’oeuvre s’amenuise et les seigneurs doivent céder, les paysans doublent leur salaires et leurs tâches s’adoucissent. Grâce à ces innombrables révoltes et après les ravages de la peste noire, le servage a pratiquement disparu.

Cependant un autre fossé se creuse entre les paysans plus pauvres et les plus chanceux qui ont vu leur conditions de vie s’améliorer. Les divisions sociales se créent et se creusent entre les «sans-terres» ou les «gueux» et les paysans disposant d’un lopin de terre. Ces derniers vont accuser les plus pauvres de leur voler leur travail et de le dévaluer car ces «sans-terres» qui ont besoin de louer leur corps comme force de travail sont plus enclin à proposer des prix trop bas et désavantageux pour les paysans.

A la même époque on voit s’institutionnaliser le viol. Le viol pratiqué en bande n’est pas puni et est même permis par les plus aisés des classes pauvres. Une femme violée, est une femme coupable et diabolisée dans la société de l’époque, il ne lui reste que 2 choix : soit quitter son village/ville/bourg, soit se prostituer. C’est ainsi que l’on voit se multiplier les bordels. L’apparition de ces lieux permet l’application d’une politique de la sexualité : on pense notamment que les bordels sont des exutoires pour les hommes favorisant la modération de leurs contestations en tant que travailleurs. De plus, dit-on, que les bordels seraient un efficace remède contre l’homosexualité !

Les femmes travaillent autant sinon plus que les hommes, à tâche égale, elles touchent un salaire 2 fois plus bas (au XVIè, elle ne toucheront plus qu’1/3 du salaire d’un homme). Elles vivent donc toutes dans une immense précarité, et certaines s’orientent vers la prostitution pour survivre.

De son côté, le clergé redouble d’effort pour soumettre le peuple. Epaulée par l’Etat, l’Eglise est en pleine croisade contre toute résistance à son institution… Tout ce qui n’est pas catholique est hérétique : cathares, vaudois et bogomiles vont être exterminés. Cette méthode génocidaire va être exportée vers les Amériques dès l’arrivée des colons, dans une dimension sans précédent, appuyée par des prétextes d’évangélisation.

L’Etat prend une série de mesures qui vont empirer les conditions des plus démunis. En Angleterre on promulgue la première loi contre le vagabondage, la sanction en cas de récidive est la mise en esclavage. Les rassemblements entre personnes sont interdits ainsi que les pratiques du sport, de la danse, des jeux, les fêtes populaires et festivals sont prohibés. Tout cela est mis en oeuvre afin de détruire les liens sociaux et effacer la culture populaire.

Côté denier, les riches apprennent à réduire le coût du travail pour grossir leurs bénéfices. Les marchands accumulent des biens et les vendent à prix élevés. Les pauvres, eux, doivent acheter la nourriture qu’ils produisent.
En 1565, à Anvers, alors que les pauvres mourraient de faim dans les rues, un entrepôt s’effondra sous le poids du blé stocké !
La stratégie est de priver le peuple de ses moyens de production pour que les déteneurs du capital imposent leur domination.

En Europe, la peste et les conditions de vies inhumaines provoquent un important déclin démographique. Les plus pauvres s’en trouvent les premiers accusés… ils ne procréent pas. ! Il n’y a pas assez de bras pour travailler et alimenter la machine de production étatique qui engraisse les élites et écrase ceux qui n’ont rien.
S’en suivent des mesures terribles afin de forcer les mariages avec une obligation de procréation… et c’est ainsi que commença la chasse aux sorcières.
A partir de cet instant l’Eglise et le Clergé, ne cesseront de se préocupper de la croissance de la population :
en primant le mariage et pénalisant le célibat (comme dans l’empire romain), en surveillant les femmes par un système de contrôle/delation, sur leur état (grossesse ou non ou possiblité d’interruption de grossesse). Les femmes célibataires et enceintes ou ayant un/des enfant/s étaient privées de tout et ceux qui les aidaient étaient exposés à la vindicte publique. Les sages-femmes (à l’époque seules les femmes s’occupaient de l’accouchement /environ XVè) étaient constamment exposées aux accusations d’infanticide et c’est ainsi qu’elles perdirent peu à peu le contrôle de leur savoir-faire. Les docteurs hommes s’imposèrent pour diriger l’accouchement et devinrent les «donneurs de vie» contrairement aux femmes qui accouchent et auraient, semble-il,un rôle passif ! La femme est donc un ventre, une machine à produire des individus.  Biensur la vie du foetus passe avant la vie de la mère. Les femmes qui assitaient traditionnelement à l’accouchement (notamment pour la transmission du savoir et pour l’entraide ) furent toutes congédiées. Les sages-femmes furent mises sous tutelle des docteurs. Une sage- femme faisait très facilement l’objet d’accusation d’infanticide. En Allemagne, les femmes qui ne «produisaient pas assez d’efforts» durant l’accouchement  ou qui ne montraient pas assez d’enthousiasme envers leur progéniture, étaient châtiées. Les femmes sont donc obligées de procréer contre leur gré et avec le sourire.

La production d’individus est la principale préocupation de l’Etat et de l’Eglise, le corps féminin est transformé en instrument pour la reproduction du travail, en une machine à enfanter sous contrôle des hommes de la classe dominante et du Clergé. L’ère capitaliste a écrasé l’homme en veillant à mettre sous ses pieds la femme, ainsi les dominés sont dominants dans une certaine mesure y trouvant ainsi une façon de décharger leur colère, leur frustration, leur cri de désespoir. D’ailleurs la violence conjuguale ne choque personne à l’époque. Un mari a tous les droits sur sa femme, la battre, l’humilier ou la tuer. Sous prétexte de vouloir se marier avec une autre femme, un homme pouvait en tout impunité tuer son épouse.

Les femmes depuis le début du moyen-âge employaient des moyens de contraception par l’utilisation des plantes, elles pouvaient aussi provoquer un avortement ou même la stérilité. La criminalisation de la contraception a dépossédé les femmes de leur corps mais aussi de leur savoir dans ce domaine et dans celui de la médecine en général. Une fois que l’Etat a remis le contrôle des naissances à l’ordre du jour, ces méthodes naturelles de contraception avaient toutes disparues au profit biensur des déteneurs du capital qui ont règlementé la médecine. Aujourd’hui seuls les industriels pharmaceutiques et les professionnels de la médecine sous couvert de l’Etat ont les moyens d’établir ou non un programme de contrôle des naissances.

Dans ce contexte, les hommes décident que le foyer est la place des femmes. Celles qui travaillent (elles travaillent toutes jusqu’au début du XVè) subissent une dévalorisation de leur labeur, elles sont payées environ le tiers du salaire d’un homme à tâche égale.
Peu à peu, elles sont évincées de tous les corps de métier. Les quelques femmes qui ont réussi à résister et qui continuent à travailler, sont payées par le biais de leur mari.

Les accusations de sorcellerie se multiplient pour toutes sortes de raisons : exercice d’un métier non approprié pour une femme, suspicion d’interruption de grossesse, de stérilité, d’adultère, d’entraide entre femmes, de réunions secrètes, d’être trop vieille aussi (les femmes âgées étaient les premières cibles dans les procès pour sorcellerie). La plupart des femmes accusées étaient pauvres, paysannes, fermières ou travailleuses et les accusations étaient toujours portées par des hommes de pouvoir, agent de l’Etat ou de l’Eglise.
Il est totalement inconvenant de voir une femme dans la rue ou une femme en train de parler avec une autre femme… Ce fut un motif pour accuser une femme de «comère» et/ou de sorcière. On invente d’ailleurs un masque à museler les femmes. Ce que l’on attend d’une femme, c’est qu’elle soit docile, passive, obeissante, économe, travailleuse et chaste.
Ceci casse les rapports collectifs et creuse les distances sociales. Les persécutions ont brisé la solidarité des classes et le pouvoir du peuple (et ce pendant 2 siècles /XV -XVIIs).
En persécutant les femmes, les classes dominantes ont réussi à mettre l’ensemble du peuple à genou.
Une fois accusée, une femme n’avait aucune chance de s’en sortir… entre le procès fantoche et l’éxecution publique, il y avait la torture pratiquée sur la place publique ou en comité restreint selon les lieux, les circonstances… Parfois les propres enfants de l’accusée devaient assister à la séance de torture et d’exécution. J’épargnerai ici les détails sur les méthodes de tortures employées.

Je ne peux pas parler des femmes et de ces chasses aux sorcières, sans parler de la colonisation qui intervient à la même époque… à la naissance du capitalisme moderne : l‘exploitation des humains jusqu’à la mort pour enrichir les classes dominantes, le crime et le génocide d’Etat orchestré contre les amérindiens/nes et les africains/nes.

De leur côté, les marchands inventent les maisons de travail, pourchassent les vagabonds, s’occupent du transport de criminels vers les Amériques et commencent la traite négrière. Rappelons que près d’un siècle après l’arrivée des colons en Amérique, la population exterminée a baissée de 95% (notamment au Mexique et au Pérou).
Le système colonial, le labeur forcé, le commerce humain, le commerce triangulaire, la colossale production de travail des hommes, femmes et enfants réduits en esclavage, a permis l’enrichissement des colonies et de leur empire, mais a aussi alimenté la «révolution industrielle». Révolution industrielle qui fut un leurre pour tous les afro-descendants et combattants pour la liberté, dans l’épisode de la Guerre de Sécession.

Le capitalisme a commencé par le pillage des ressources, la spoliation des humains et l’accaparemment de l’Amérique par l’Europe. C’est par l’esclavage, que l’Europe s’est enrichie et est devenue opulente, puissante, appuyant son hégémonie sur la sur-production et la sur-exploitation. L’Europe a construit son empire avec le sang des esclaves, des sorcières, des femmes, des pauvres, des travailleurs/euses et paysans/nes, des orphelins, des enfants mais aussi de l’éventrement de la Terre-Mère.

La base de notre système capitalisme est moribonde et monstrueuse… Il est urgent de changer notre façon de vivre et de penser… il est urgent de construire de nouvelles bases, il est urgent d’évincer nos décideurs et dirgeants et de s’unir… Nous avons les solutions… L’histoire a démontré que partout dans le monde, sur les 5 continents, le peuple, les communautés et individus sont capables d’intelligence, de solidarité et d’auto-gestion.

La chasse aux sorcières a permis de détruire l’humanisme et la solidarité, a séparé les hommes et les femmes, a construit une société basée sur la peur et l’extrême violence, a éradiqué la médecine antique et traditionnelle, a violé et profané le corps des femmes, a permis de maintenir l’homme dans la servilité.

Sorciers, sorcières… reprenons le contrôle de nos vies.

Angela Magnatta


Atelier Dessin / Modèle vivant

Atelier Dessin / Modèle vivant

J’ouvre un atelier modèle vivant

les samedis 14, 21 et 28 janvier

de 14h à 17h à St Maur des Fossés

Prix : 30€ par personne (l’atelier de 3h)

Pour les inscriptions et les infos contactez-moi :

septdesign@gmx.fr

ou 06 01 67 38 82


Le dessin pour reconstruire // Mujeres del mundo para Ecuador

Le dessin pour reconstruire // Mujeres del mundo para Ecuador

Sur le terrain depuis avril 2016, »Hombro a Hombro con Ecuador » aide les villageois et villageoises touchés par le tremblement de terre de magnitude 7,8 (Richter) survenu le 16 avril dernier en Équateur. Pour participer à la reconstruction des zones sinistrées, vous pouvez agir via la plate-forme de financement participatif  YouCaring.

Je souhaite me joindre à cette initiative en mettant en vente mes croquis au prix de 10€ pièce, qui seront directement versés à Hombro a Hombro con Ecuador.

environ 30x30cm

mine couleur sur papier

Série de 10 portraits différents

50 € récoltés et versé à « Hombro a Hombro con Ecuador »


Feliz día de los muertos

Feliz día de los muertos

30€ le tirage

Série limitée

Couleur au choix

Format 20x30cm

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La marche contre les compagnies pétrolières

La marche contre les compagnies pétrolières

Portraits de femmes sud-équatoriennes qui entamèrent en 2013 une marche pour dénoncer les dommages irrémédiables causés par une compagnie pétrolière et défendre leur droit à la vie et les droits naturels de la Terre Mère.
Cette marche se répète chaque fois que les communautés locales observent une atteinte aux droits mais aussi à la santé d’un membre de leur communauté ou à toute espèce vivante, ils dénoncent aussi l’écocide provoqué par l’existence et l’exercice de ces compagnies, dont les conséquences sont multiples : empoisonnement des eaux, maladies et/ou mort des espèces vivantes, destruction de la forêt, déplacement des populations, destruction des maisons, rasage des cimetières…)

Les peuples Sápara, Huaorani, Kichwa et Sarayaku luttent depuis des décennies dans le pays pour que les compagnies pétrolières soient évincées et jugées.

Dans les années 90, la compagnie étasunienne Chevron a dévasté la forêt amazonienne provoquant en quelques années la disparition de 2 communautés indigènes locales. La compagnie a été condamnée à verser 18 milliards de dollars pour pollution de l’Amazonie.
Rafael Correa, président depuis 2007, s’était fait le défenseur de la Terre Mère et des droits des peuples indigènes en inscrivant dans la constitution la reconnaissance des droits des communautés indigènes (désormais état plurinational) mais aussi des droits de la Nature,  mais en 2013 face à l’échec de son projet de protection environnemental interdisant l’exploitation des sols  dans le parc Yasuni, il y autorise l’exploitation pétrolière d’une compagnie chinoise «Andine Petroleum».

Il ne resterait plus que 400 membres environ de la communauté indienne en Equateur.

Angela Magnatta


Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes au 39/93

Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes au 39/93

Les villes de Bagnolet et Romainville organisent les PO des ateliers d’artistes , à cette occasion le 39/93 ouvre ses portes et tous les artistes du lieu et moi-même auront le plaisir de vous recevoir.

Au sein du 39/93 des artistes de Romainville et Bagnolet exposeront leur travaux aux côtés des artistes ayant leur atelier sur place.  Nous aurons aussi l’honneur d’accueillir le muraliste vénézuelien Pablo Kalaka qui réalisera une œuvre pour le 39/93 !

Le vernissage au 39/93 aura lieu le samedi 1er octobre à 18h00.

Heureuse je serai de vous accueillir dans mon atelier !

Entrée libre

Buvette et restauration possible

le 39/93

39 rue Carnot à Romainville (93200)


LA VOIX DES FEMMES

LA VOIX DES FEMMES

Vous êtes tous/tes conviés/es au vernissage le 16 septembre à 19h !

J’expose du 5 septembre au 22 octobre.

Je montrerai des portraits de femmes musiciennes.

Le Tremplin

5 rue Raspail à Ivry sur Seine

M°Mairie d’Ivry


Le publisexisme

Le publisexisme

Comment ne pas réagir face à ces images plus dégradantes les unes que les autres, la femme y est représentée comme une servante sexuelle, un objet de profit commercial, un terrain conquis par l’homme et dont il dispose à sa guise.
Certaines sont directement un appel à considérer le  viol (pour l’image 1: viol collectif) comme une banalité ou une normalité des rapports hommes femmes. Ces images normalisent la dépossession des femmes de leur corps, et appuient le fait que les hommes s’en servent comme un objet permettant l’assouvissement de ses besoins/fantaisies sexuelles et de son besoin général de domination.
L’image 1 a fait l’objet d’une plainte désignant cette publicité comme « une apologie de la violence envers les femmes », les 2 stylistes de la marque, sous pression médiatique et sous la menace d’un boycott mondial ont cédé et retiré la publicité des médias en Espagne et en Italie. Toutefois pour eux, après cette polémique mondiale… rien ne cloche !!

Le sexe au service du marketing…

La femme qui astique le sol de sa maison (2) ou qui coupe les tomates (3), les jambes écartées, ne peut pas mieux illustrer sa totale servilité. L’image 7 inverse les rôles, et est tout aussi dégradante, des hommes nus les yeux bandés, sont à la merci de femmes habillées et munies de cravache… le sexe et ses différentes pratiques deviennent non seulement un moyen de vendre mais aussi quelque chose de «branché»… influençant ou nourrissant le regard d’adultes et surtout de jeunes personnes. Le publisexisme envahit depuis toujours notre espace visuel collectif mais aussi notre imaginaire influençant ou confortant au quotidien nos comportements. Nos yeux y sont tellement habitués (pin-ups de l’image 8) que pour certaines personnes ces images ne peuvent pas ou plus être considérées comme choquantes.

Angela Magnatta


LE BAL DE LA REMBALLE // HANGAR A IVRY SUR SEINE

LE BAL DE LA REMBALLE // HANGAR A IVRY SUR SEINE

Bonjour à tous et toutes !

Venez prendre l’air au Bal de la Remballe organisé par le Collectif  « Adopte l’annexe »,

j’y exposerai des portraits d’hommes et femmes que j’admire.

C’est au Hangar scène mythique de l’est parisien, alors RDV ce samedi 18 juin à partir de 18h jusqu’à 00h

Le Hangar à Ivry sur Seine (94200)

5 rue Raspail


Projection OCHOBRE ASTURIANU

Projection OCHOBRE ASTURIANU

VENDREDI 10 JUIN à 14h

à l’Athénée municipal de Bordeaux, Place St Christoly

http://gironde.demosphere.eu/rv/6274


DESSINS & LITHOS

DESSINS & LITHOS

Quand le portrait raconte une histoire…


MOVE

MOVE

Aujourd’hui, je veux rappeler un triste moment de l’histoire des USA… pour rendre hommage aux victimes de la violence d’Etat et lancer un message de soutien à toutes les organisations/communautés pratiquant l’autogestion et l’autosuffisance.

Il y a tout juste 31 ans, à Philadelphie, les maisons habitées par les membres de l’organisation MOVE furent bombardées par la police, faisant 11 victimes dont 5 enfants.

 


Francophones au Mégaphone à Santander

Francophones au Mégaphone à Santander

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Expo del 10 de mayo hasta el 10 de junio

Inauguración // 10 de mayo // 19h

Conferencia // 11 de mayo // 19h

Librería Gil, Hernán Cortés, 23, plaza Pombo – Santander

con la Alianza Francesa de Santander


Mé 67 ! Guadeloupe un massacre oublié

Mé 67 ! Guadeloupe un massacre oublié

Le 24 mai à Pointe-à-Pitre, les ouvriers du bâtiment se mettent en grève, réclamant le aiment des heures supplémentaires et des conditions de travail décentes.

Brizard, président des entrepreneurs du bâtiement déclare : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront bien le travail. »

Le matin du 26 mai, les forces de l’ordre lancent grenades lacrymogènes et chargent la foule à coup de matraques et à coups de crosses . Plusieurs  manifestants se défendent en lançant des pierres et conques de lambi (coquillages). Très vite, sur ordre du préfet Bolotte, les CRS appuyés par l’armée ouvrent le feu dans l’après-midi sur la foule.  3 guadeloupéens sont sauvagement abattus, dont Jacques Nestor un dirigeant syndical et militant du GONG.  L’annonce de ces exécutions sommaires déclenchent la colère des manifestants et un mouvement de résistance populaire s’organise, les bâtiments représentatifs du pouvoir sont attaqués.

Dès lors, les forces l’orde ont comme consigne de « nettoyer la ville ». La répression se transforme en une véritable boucherie. La gendarmerie et les CRS tirent à la mitrailleuse sur la foule.

87 morts sont officiellement reconnus (en 1985 seulement) mais certains parlent de près de 200 morts.

Le 30 mai, face à cette horreur, le patronat accordera une augmentation de 25 % des salaires aux ouvriers qui n’en demandaient que 2 %.

S’ensuivra une persécution judiciaire contre les « agitateurs et instigateurs » : arrestation d’une centaine de Guadeloupéens et condamnation  d’une dizaine d’entre eux. C’est la justice à l’envers !

Les responsables de ce massacre n’ont jamais été inquiétés. De nombreuses organisations demandent justice et réparation.

Angela Magnatta

 


Premier portrait d’une nouvelle série

Premier portrait d’une nouvelle série

Portrait de Pierangela Fontana


« Femmes Debout »

« Femmes Debout »

J’expose à LarOcafé du 1er avril au 1er mai 2016 avec le photographe Patrice Loubon

Vernissage le 8 Avril à 19h

LarOcafé

62 Avenue de Verdun,

93230 Romainville

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Honorée par la présence de mon ami et militant politique Félix qui se bat pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et la libération de Gbagbo Laurent.


La Storia del Sud // 1871

La Storia del Sud // 1871

Bientôt… » la fabuleuse histoire » d’un des  plus grands pillards et imposteur de l’Histoire de l’Italie : Giuseppe Garibaldi

 


Aujourd’hui 8 mars

Aujourd’hui 8 mars

Le rire est une femme, l’espoir est une femme, l’amour est une femme, le courage est une femme… ben oui aujourd’hui…le féminin l’emporte ! Bonne fête à toutes les femmes! Une pensée particulière aux femmes kurdes, aux migrantes et réfugiées, aux femmes nigérianes en lutte.


LE BAL RITAL

LE BAL RITAL

J’expose à la Parole Errante… sur le thème des migrants.

Venez nombreux pour manger, danser, chanter, regarder, échanger…

http://www.lebalrital.com/novita/

LA PAROLE ERRANTE

9 Rue François Debergue

93100 Montreuil


Expo y Conferencia // Cartagena // Universidad de Murcia

Expo y Conferencia // Cartagena // Universidad de Murcia

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Conferencia dia 8 de marzo a las 12h

Expo del 1 al 17 de marzo 2016

Universidad de Murcia
Calle Menéndez y Pelayo, 8,
30204 Cartagena

interview ISENhttp://www.isen.es/es/noticias/centro-universitario/la-artista-plastica-angela-magnata-expone-en-isen-sus-carteles


FEMMES & REVOLUTION // REVOLUTION ASTURIENNE

FEMMES & REVOLUTION // REVOLUTION ASTURIENNE

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2 RDV à la Mediathèque d’Arcueil :

« Femmes & Révolution »
du 8 au 19 mars 2016 / vernissage le 19 mars
Expo de portraits de femmes qui ont marqué les révolutions.

« Révolution asturienne »
le 19 mars à 15 h
Projection et présentation du documentaire « Ochobre Asturianu », couvrant la pré-guerre civile en Espagne.

Médiathèque
1 rue Louis Frébault – 94110 ARCUEIL


Appel au financement participatif

Appel au financement participatif

www.tipeee.com/sept-art

Je lance un appel à financement pour réaliser ce tout nouveau projet :
un documentaire sur l’insurrection de Martinique de 1870.

Pour en savoir plus, je vous invite à venir visiter ma page Tipeee :
www.tipeee.com/sept-art

Ce projet ne pourra pas voir le jour sans votre participation et votre générosité.
Les tips commencent dès 1€ avec des contreparties.
N’hésitez pas à en parler autour de vous!


Résidence à La Villette & Freak Show

Résidence à La Villette & Freak Show

article Teleramahttp://www.telerama.fr/sortir/a-la-villette-les-squatteurs-au-secours-des-lieux-abandonnes,137998.php

Nouvelle résidente à la Halle aux Cuirs de La Villette, nous présenterons les 27 et 28 février 2016 un Freak Show avec tous les artistes du collectif No-Mad ! Un rdv à ne pas manquer au Chapiteau Fratellini !

 


FEMINISTIVAL

FEMINISTIVAL

Feministival Angela Magnattahttp://feministival.com/index.php/projects/angela-magnatta/
J’ai l’immense plaisir de participer au prochain Feministival
les 28 et 29 mai 2016, à la Bellevilloise
Un événement qui parle des femmes et de leurs pages volées de l’Histoire. Je profite de cette occasion pour rendre un hommage encore plus significatif à toutes les femmes artistes afro-descendantes.

Bellevilloise
19-21 rue Boyer, Paris 20è.
M° Gambetta ou Menilmontant


Expo // Fondation Euro-arabe de Hautes Etudes // AF Grenade

Expo // Fondation Euro-arabe de Hautes Etudes // AF Grenade

Conférence du 13 janvier // Inauguration le 11 janvier // Expo du 11 au 29 janvier
J’ai l’immense plaisir d’exposer mon travail dans un lieu hautement symbolique à Grenade.
Merci à toute l’équipe de l’Alliance Française et plus spécialement à Cathy!


MOVE

MOVE


Image du jour

Image du jour


Omaggio a Peppino Impastato

Omaggio a Peppino Impastato

« La mafia è una montagna di merda! »